…La Citroën C5
Par Alias le jeudi, 14 février 2008, 17:15 - Automobile - Lien permanent
Pour être franc avec vous, je ne suis pas très client Citroën, si ce n'est
ses immenses classiques que sont les DS, SM ou même 2 CV. Mais le style de la
marque, depuis le C4 Picasso, réveille néanmoins mon intérêt. Et lorsqu'il y a
quelques mois les premières photos officielle de la nouvelle C5 me sont
parvenues, ça a fait tilt.

Essai : Citroën C5
Lieu : Lisbonne et alentours
Hôtels : Le Méridien
Aménités : classiques
Charmante attention : sacoche ordinateur
Dîner : quelconque
La ligne de l'auto est simplement superbe. Le traitement des proportions frise
la perfection. Pour être clair, l'auto a clairement des airs d'allemandes,
semblant tantôt inspirée par une Audi, tantôt par une BMW. Par chance, j'ai pu
dîner en présence de son styliste, un allemand d'origine croate. On lui doit
d'avoir travaillé, entre autre, sur le dessin de l'Audi A6. Il est très heureux
de son trait de crayon sur la C5 et, franchement, il a de quoi.
Il y a des autos qui cachent leurs défauts sous des profils avantageux. Il
suffit parfois de déplacer l'appareil photo de quelques centimètres pour
révéler un vilain bouton sur le nez. C'est pareil avec une voiture. Mais avec
la C5, quel que soit l'angle de prise de vue, la voiture est belle. Et dire que
je parle d'une Citroën, c'est vous dire si j'en suis convaincu !
Il est temps de prendre le volant. Le staff de Citroën a eu l'indélicatesse de
nous infliger une conférence de presse de près d'une heure trente AVANT d'avoir
pu essayer l'auto. Y'aurait-il quelque chose à cacher ? Des questions à
éviter ? Bref, peu de questions pendant la conférence, forcément.
Pour partir de notre hôtel, à Lisbonne (très belle ville, je vous conseille et
il faudra que j'y retourne), je récupère un "petit" modèle, une version de
deuxième niveau de finition motorisée par le 138 chevaux HDI. J'ai eu beau
chercher une essence, il n'y en avait pas pour l'essai. Je m'installe au
volant, ce fameux volant à commande centrale fixe. Je ne sais pas si je suis
vieux jeu, mais je n'aime pas ce système. Il me dérange et oblige une certaine
proéminence de la jante du volant pour éviter de sans cesse toucher le moyeu
lors des manœuvres. Mais immanquablement, on finit par le toucher et cette
sensation qu'une chose ne tourne pas rond, je ne m'y fait pas. À vrai dire, je
ne vois pas ce que ça apporte en terme de sécurité. Ce serait même le
contraire. Appuyer sur un bouton en courbe oblige pour le coup à lever une main
du volant et à se concentrer sur le dit bouton. Pas très naturel à mon
sens.
Dès que je sors de la ville et arrive sur l'autoroute, je sens que l'auto est
lourde. J'ai l'habitude de conduire une auto assez lourde (une Alfa 159 SW, pas
vraiment poids plume), mais le moteur a ici du mal à la relancer dans les
côtes. Pour être bien exploité, il ne faut en fait pas sortir de la plage où le
couple est le meilleur, grosso modo entre 1500 et 3000 tours. Après, c'est
creux.
Sur petite route, la direction s'avère trop démultipliée. Impossible de
s'amuser à enchaîner les virages. Le poids de l'auto et cette satanée direction
obligent à trop les anticipier. Et qui plus est — pour le coup la vraie
déception pour moi — la suspension métallique de ce modèle est presque aussi
molle de l'idée que j'ai d'une hydropneumatique. On marche sur la tête car si
Citroën a décidé de proposer deux types de suspensions, c'est précisément pour
attaquer les marchés où l'on n'aime pas l'hydraulique !
Après le buffet du déjeuner, vite avalé, je récupère un V6 diesel de 208
chevaux, en finition supérieure et avec la suspension Hydractive de troisième
génération. Et pour vous dire à quel point on marche sur la tête, j'ai aimé.
Oui, cette suspension que j'attendais plus molle est en réalité plus ferme que
la métallique, même hors mode sport. Quant au poids, il est gommé par les
chevaux supplémentaires. Bref, on retrouve de belles sensations de conduite. On
appuie, la voiture accélère et tient le pavé sans broncher. Que demander de
plus ? La boîte auto est rapide, que ce soit en mode auto ou en mode
séquentiel.
Reste à aborder le confort et la finition. Sur le premier modèle, j'ai eu du
mal à trouver une bonne position de conduite. Ce ne fut pas le cas sur le
second, doté de siège réglables électriquement dans tous les sens. La finition
de l'auto est très très correcte, mais il y a encore des petits détails qui
font qu'on voit tout de suite que tout n'est pas encore aussi bien maîtrisé que
dans une allemande. La console centrale est un empilement de blocs déjà
exploité ailleurs dans le groupe. Certes, les autres constructeurs ne font pas
autrement, mais en l'occurrence il s'agit ici d'un modèle sensé marquer une
nouvelle génération. Il aurait fallu convaincre le comptable qu'il pouvait
faire un petit effort. C'est comme pour la clé de contact. Imaginez le client
arriver en concession pour un essai. "Mais monsieur, j'ai demandé à essayer
une C5, pas une C3". Oui, la clé de contact est la même que celle d'une
C3. Cheap et d'un modèle qui était à la mode sur les Golf IV. Depuis, les
allemandes et bien d'autres sont passées à des modèles à transpondeur, voire à
des cartes à puce. Plus discrets, plus qualitatifs aussi. Dommage car le
premier contact qu'un prospect aura avec l'auto, c'est par la clé de contact,
justement.
Mais comme je dois conclure par un avis un peu tranché, je vais être positif.
Cette automobile est belle, plutôt bien née et, à condition de bien choisir sa
version, tout à fait recommandable. Franchement, être aussi belle qu'une
allemande au prix d'une française, ça peut faire réfléchir.
Commentaires
franchement j'ai bcp aim� ce blog :)
franchement j'ai bcp aim� ce blog :)
merci pour l'artclle, si seulemment vous etiez un peu pluss precis dans votre analyse!!!
bonne continuation :)
Houlà, merci ! Vous avez raison, il est surtout temps que je m'y remette, à ce blog ! :-)
chapeau :) to be or not...