Essai : Fiat 500
Lieu : Paris
Hôtels : non
Aménités : Non
Charmante attention : Pentax Option L30
Déjeuner : sans intérêt

"Apprêtez-vous à être une star !" La veille de l'essai, la responsable de l'agence de comm chargée de l'événement me passe un petit coup de fil de rappel qui s'achève sur cette formule très corporate. N'empêche, c'est vrai qu'une fois à son volant, on se rend compte que cette petite Fiat attire tous les regards et toutes les marques de sympathie. Posée devant le Park Hyatt de la place Vendôme, les touristes y vont tous de leur "elle est beeeeeeeelle". Comme ils ont raison ! Personnellement, j'adore le dessin de la 500. Il est assez fidèle à l'original, sorti il y a quand même déjà 50 ans pile-poil, à l'été 57.
À l'intérieur, on n'est pas déçu. Les couleurs sont en harmonie avec la peinture extérieure et la voiture blanc nacré intérieur ivoire que j'ai commencé par conduire m'a vraiment plu. La finition est très correcte et s'il faut relever une faute de goût, je dirais qu'elle se situe dans le dessin des boutons de commandes des vitres électriques, d'une banalité affligeante. En plastique noir de forme quelconque, ils auraient mérité un traitement un peu plus classieux, même en faux chrome. Ça aurait été tout à fait en phase avec l'ambiance rétro de la planche de bord. Le volant a une jante très grosse, ça surprend sur une petite voiture. Quand à la sellerie, elle est confortable et maintient plutôt pas mal, étonnament longue au niveau de l'assise.
Les motorisations que j'ai essayées m'ont également convaincue. J'ai commencé par le 100 chevaux essence et continué sur le 75 chevaux diesel. Les deux ont du punch et de la reprise, sachant que je ne parle là que de conduite en ville. À puissance équivalente, les Mini peuvent commencer à trembler parce que question prix, il faut allonger quelques billets de plus pour se les offrir et ça va devenir compliqué de les justifier. Je n'ai pas encore eu l'occasion de sortir sur route avec, ce jugement mérite donc d'être mis en suspend le temps que j'en emprunte une pour voir comment l'auto se comporte hors zone urbaine. Petit bémol pour tempérer l'impression urbaine : le rayon de braquage est un peu élevé. Personnellement, je m'en fiche, mais ça peut surprendre. D'autant que la Panda avec laquelle la 500 partage la plateforme braque, elle, très bien.
Reste le prix. Le premier modèle sera disponble à 9500 euros, avec un équipement très correct. La version haut de gamme est affichée à 14500 euros. À ce prix, vous avez tout… ou presque ! Car Fiat a ouvert un programme de personnalisation et d'accessoirisation assez gigantesque. Il en sort au final une palette de 550000 combinaisons possibles. Il y a des choses assez rigolottes, comme les coques de clé façon coques de portables. Fiat vend d'ailleurs ça au même prix prohibitif que les fabricants de portables : 60 euros les 3.

À mes yeux, Fiat fabrique des auto qui sont généralement mal jugées par la presse. À tort. Elles sont ingénieuses, pas chères et bien équipées. Leur finition vaut largement celle d'une Renault ou d'une Peugeot et leur moteurs sont modernes. Mais j'ai l'impression que ça fait mal à certains d'écrire ce genre de chose. Je prends pourtant les paris que cette 500 recevra beaucoup d'éloges tant elle fait l'unanimité dans la rue. Quant à moi, si je devais acheter une citadine demain, ce serait celle-là. C'est dit.

La voiture
Modèle essayé : Fiat 500 Lounge 100 ch. essence et 75 ch. diesel
Catégorie : citadine ; Prix de base : 9 500 €
Sensations : bonnes (4/5)
Qualité de finition : bonne mais perfectible : 3,5/5
Confort : bien
Notes globales dans le genre : 9/10