Tout commence par une petite phrase dans la notice qui explique qu'en 30 minutes on aura paramétré la télécommande. Pour commencer, il faut installer le logiciel de gestion sur son ordi. Une procédure qui, sur Mac en tout cas, demande un redémarrage de la machine. Curieux, mais en fait c'est parce qu'il crée un port Ethernet virtuel pour communiquer avec l'appareil. Difficile de comprendre pourquoi puisqu'il y aune connectique USB et que Logitech aurait pu se débrouiller avec, mais bon. Une fois redémarré, ça s'annonce mal : il faut déjà mettre à jour le logiciel à peine installé. Ça demande un peu de temps, mais heureusement, pas besoin de redémarrer une nouvelle fois.
Je lance le logiciel, pas de chance il se bloque. Je quitte, relance et là ça passe. Il faut commencer par créer un compte chez Logitech. Malin, comme ça ils connaissent tout votre équipement AV. Ensuite, on branche la télécommande et on espère pouvoir commencer à paramétrer l'engin. Nenni ! Elle réclame elle aussi une mise à jour de son firmware. Il y'en a pour 50 Mo à télécharger et installer, ce que je fais. Mais une fois l'opération achevée, la télécommande affiche un message pour le moins fumant qui m'explique que la mise à jour du firmware a réussi et que je dois procéder à la mise à jour. Non, ce n'est pas une blague. À ce stade, la télécommande est tout simplement bloquée sur cet écran. J'ai tenté cinq ou six fois de faire cette satanée mise à jour sans succès. J'ai cherché de l'assistance sur le site de Logitech, mais c'est un parcours du combattant. Finalement, après avoir envoyé un mail à l'assistance technique (qui a d'ailleurs répondu très vite), j'ai réussi à trouver par moi-même une procédure qui a réussi à refaire une mise à jour et à débloquer la situation. Mais tout ça m'a pris 5 heures et je m'y connais un peu !
Ça y'est, la télécommande est prête, il faut à présent lui apprendre les appareils qu'elle devra piloter. J'en ai sept en tout. Ça va de lecteurs DVD à l'ordinateur portable en passant par la télé et l'ampli-home cinéma. Il faut entrer la référence de chaque appareil dans un champ. Une fois sur deux, le logiciel en suggère une autre, ce qui montre que bien que très fournie, la base de donnée est un peu light. Là où ça coince, c'est à l'utilisateur de faire le prof et de donner à l'Harmony les moyens d'apprendre à piloter un appareil. On le fait en plaçant la télécommande originelle face à l'Harmony et en appuyant sur les touche à l'invitation de cette dernière. Disons que ça marche à peu près.
À présent, l'Harmony va apprendre à réaliser des séquences qui correspondent à des activités. C'est assez intéressant sur le papier. "Regarder une vidéo" peut allumer la TV, l'ampli home-ciné sur le canal DVD et le lecteur DVD. Disons que ça marche… à moitié. Ma télé a beau avoir été référencée sans problème, elle refuse de s'allumer. Je chercherai pourquoi plus tard, d'autant que toutes les autres touches fonctionnent !
L'ergonomie de l'Hamorny est perfecible. Elle est certes magnifique, son rétro éclairage est automatique (il suffit de déplacer la télécommande pour qu'il s'active) mais l'écran tactile est trop petit pour afficher tous les boutons d'une vraie télécommande et il faut donc le faire défiler. Une perte de temps évidente à 100 lieues de l'intérêt primaire de ce genre de produit. S'il faut plusieurs secondes pour trouver une fonction, autant garder la pile de télécommandes habituelles.
Mais on peut espérer beaucoup d'un produit que l'on peut… mettre à jour (quand ça ne buggue pas). Logitech pourra rapidement proposer de nouveaux codes et, pourquoi pas, une interface corrigée (et adaptée au doigt de gens "normaux"). Bref, un produit mi-figue mi-raisin, séduisant, joli, mais d'une part trop cher (399 € !) et encore perfectible. Allez, un effort !