Lieu : Sud Seine et Marne
Hôtel : non
Charmante attention : cafetière italienne
Déjeûner : curieux (tagine dans un château 17è siècle…)

Dans mon esprit, Ford fabrique des voitures sérieuses, raisonnables et accessibles. Ce qui n'interdit pas d'avoir une once d'originalité de temps en temps. Pour autant, je n'irai pas jusqu'à dire que la Focus CC est originale. D'abord parce que, bien que présentée en 2004 (concept Vignale dont elle reprend les grands traits), c'est la dernière arrivé sur ce marché déjà bien occupé (VW Eos, Opel Astra, Renault Mégane, Peugeot 307…) et ensuite parce qu'elle ne fait pas évoluer le concept. Mais après tout, on a bien inventé une seule fois la roue.
Selon les angles, la Focus CC est jolie ou moche. Je n'aime par exemple pas du tout sa face arrière, la trouvant plus à son avantage en trois quart avant, voir en profil. Sa ligne équilibrée est le fruit des réflexions de Pininfarina qui produit également la voiture.
La fin de l'hiver ne se prête pas forcément le plus à l'essai d'un cabriolet, mais je fais avec. Le départ du roadbook est situé au parking d'Orly Ouest et se termine au nord de l'Yonne, à l'Est de Nemours. Je connais bien le sud de la Seine et Marne mais pas du tout cette partie là. Il y a des coins vraiment sympas et le Château de Condé où nous déjeunons en fait partie.
Pour le trajet aller, mon confrère et moi héritons d'un modèle diesel. Ça commence mal : mazout et cheveux au vent, j'ai du mal. Mais bon, c'est le matin, il fais frais, on ne déplie pas le toit. Le moteur s'avère pas trop rugueux mais son couple n'est vraiment présent qu'entre 2000 et 3000 tours, ce qui est un peu court. Malgré tout, le surpoids de la voiture (150 kg environ) ne se fait pas trop sentir. Côté insonorisation, si la partie moteur est satisfaisante, la conduite sur autoroute à 130 km/h donne l'impression qu'une fenêtre est restée entre-ouverte. Un bruit d'air fatiguant venu de l'arrière couvre toute envie d'écouter la radio. Je passe sur les bruits de roulement car le revêtement de l'A6, dans sa section banlieue, est le contre-modèle parfait de ce que ne devrait plus être une autoroute.
Pour le retour, il fait beau, c'est l'après midi et je conduis un modèle essence, le 2L. de 145 chevaux. S'il n'est pas très bien servi par une boîte un peu longue, je lui préfère sa sonorité anonyme à celle d'un diesel. De toute façon, la voiture n'est pas une sportive. Elle prend un peu de rouli en virage et fait chanter ses pneus assez rapidement. Rien de dangereux malgré tout et les assistances électroniques veillent au grain. Quoi qu'il en soit, personne ne voudrait faire du sport avec un CC de père de famille.
Côté équipement, c'est très correct. Même en version de base, il y a tout le nécessaire. L'un des modèles que j'ai essayé disposait même d'un GPS à écran tactile. Mais je me suis demandé si les ingénieurs qui l'ont conçu n'ont pas cherché à le rendre inutilisable. Son ergonomie est simplement nulle. Ce genre d'équipement doit être intuitif parce qu'on le veuille ou non, on finit toujours pas le triturer en roulant. Et avec celui-ci, danger ! À part ça, son guidage est correct et ses indications assez précises.
Dernier point, vraie bonne surprise, la taille du coffre. En mode coupé, il frise les 500 litres et il en reste presque 300 une fois le toit plié à l'intérieur. Bravo ! Ça fait de la CC ce en quoi je l'imaginais avant de l'essayer : une voiture différente pour père de famille raisonnable mais pas avare de petits plaisirs partagés.

La voiture
Modèle essayé : Focus CC
Moteur, transmissions : 4 cyl. 2 L. atmo, boîte manuelle 5 rapports
Catégorie : Coupé cabriolet ; Prix de base : 23350 €
Sensations : moyennes (3,5/5)
Qualité de finition : correcte : 3/5
Confort : moyen
Note globale dans le genre : 6,5/10