…les BMW 330xd et X3 3.0sd
Par Président le jeudi, 14 décembre 2006, 09:08 - Automobile - Lien permanent
Revenu tardivement à la technologie quatre roues motrices, BMW a une image à
se refaire en la matière. Non pas auprès des mordus de la marques, mais plutôt
auprès des populations réellement concernées par ce type de transmission :
les montagnards. C'est donc dans le cadre sympatique de la région de Chambéry
que j'ai pu prendre le volant d'une 330xd et de la nouvelle version du X3, le
3.0sd.
Lieu : environs de Chambéry
Hotel : Kilimandjaro,
****L, Courchevel 1850
Aménités : Très bien
Charmante attention : non
Repas : simples mais très festifs
330 xd

Nous prenons "possession" des voitures à la concession BMW de Chambéry après
un trajet en TGV depuis Paris. Pas de chichi, Patrick, le RP de BMW, fait les
équipages et distribue les clés. J'hérite donc d'une "classique" 330xd pour la
journée. La première partie du parcours est relativement courte puisqu'il
s'agit simplement de monter au restaurant où nous allons déjeuner. Dix-huit
kilomètres de petites routes de montagne pour prendre en mains l'auto. Avec son
6 cylidnre diesel de 231 chevaux et sa boîte manuelle à 6 rapport, on pourrait
craindre pour les démarrages sur terrain glissant. Mais tout se passe au
contraire très bien. J'avais déjà eu l'an passé l'occasion de tester un break
Touring en version xDrive et avait déjà été plutôt bluffé par la facilité de
conduite de cette auto sur la neige. Après le déjeuner, je serais conforté dans
cette idée. Sur une route totalement enneigée, la voiture accélère et freine en
ligne et les roues ne patine quasiment jamais. Le système xDrive transfère
jusqu'à 100 % de la motiricité sur l'essieu ayant de l'adhérence et ce en un
dixième de seconde. Un petit film projeté le soir nous démontre d'ailleurs
l'efficacité du système. Confrontée à une Audi A4 Quattro, la série 3 de BMW
cloue sur place sa concurrente dans toutes les situations de démarrage. Ça
calme. Malheureusement, impossible de récupérer ces images.
Après le restaurant, direction l'hôtel à Courchevel. Le parcours mélangeant
montagne et autoroute fait environ 140 kilomètres. Sur route sinueuse, le
comportement de l'automobile est très sain. Je trouve l'auto un peu molle à
l'amortissement, mais c'est un goût très personnel. Les sièges cuir manquent
également un peu de maintien latéral à mon goût. J'ai un peu de mal à définir
si c'est moi ou l'auto qui prend facilement un peu de roulis dans les virages.
En fait, c'est la bonne position de conduite que j'ai du mal à trouver. Je
pense qu'il m'aurait fallu un peu plus de temps pour changer et essayer
différentes configurations. tantôt je trouve le levier de vitesse trop près,
tantôt c'est le volant, parfois les genous que j'ai l'impression d'avoir trop
haut… Pourtant, le siège à n réglages électriques n'est pas vraiment difficile
à manipuler. Je ne sais pas, un jour sans peut-être. D'autant que je n'avais
pas eu cette sensation lors de roulages précédent en série 3.
Sur l'autoroute, la voiture est évidemment à son avantage. Les accélérations
sont très franches et le diesel monte vite dans les tours. Son bruit n'est pas
ce qui est des plus agréables, c'est un diesel quoi. L'insonorisation me semble
perfectible. Le moteur et le roulement sont bien présents, même si tenir une
conversation ne doit pas poser de problème. Je m'attendais à mieux.
Bizarrement, c'est un détail qui m'avait échappé la fois précédente. Peut-être
n'avions nous pas tant conduit sur autoroute.
En ligne droite, plus de problème de maintien latéral, je me sens plus à
l'aise. La voiture enfile les kilomètres sans fatiguer son conducteur.
L'équipement de la finition Pack Luxe est parfois un peu chiche à mon goût. Pas
de xenon en série par exemple. La finition est propre, BMW a débarrassé la
console centrale d'un maximum de boutons pour reporter ces fonctions sur
l'iDrive, ce fameux système qui déplaît tant aux vieux journalistes pour qui un
bouton doit servir à allumer ou éteindre. Ben oui les gars, il faut savoir
s'arrêter pour regarder passer le train quand on se sent dépassé.
La soirée à l'hôtel est du genre mémorable. Le dîner est prévu dans en altitude
appelée La Cabane des Bucherons. On s'y rend en motoneige. Je n'ai évidemment
pas prévu de tenue de neige. J'improvise une écharpe avec des chaussettes, je
quémande des gants de chantier à la réception de l'hôtel et je met le bonnet
que j'ai pris la peine d'acheter en route sur la tête. Au menu, fondue,
chansons et jeux de boisson. Un groupe de force de vente Securitas partage la
cabane avec nous, la compétition s'engage forcément. À qui tiendra le plus
longtemps à l'épreuve de la gourdasse (on verse du Jenepi dans la bouche d'un
concurrent), à qui coupera sans trembler son bouchon à la hache, etc. L'équipe
des journalistes défend fièrement sa réputation et, à mon sens, remporte
largement la beuverie. Après le repas, la descente à la station s'effectue pour
partie en luge sur un chemin non éclairé. Je vous laisse imaginer l'ambiance
quand une trentaine de personnes plus ou moins éméchées font de la luge par
nuit noire.
Les pieds gelés, je finis la soirée dans un salon du bar avec quelques
confrères. Au bar, Flavie Flament semble en petite forme. Le lendemain, la
couverture de Voici que j'aperçoie à la gare me fera comprendre que c'en est
fini avec Benjamin.
X3 3.0sd

Pour repartir à la gare le lendemain, Patrick me confie un nouveau X3 en
version sd. Au menu, un bloc qui développe 286 chevaux. Gavé de la sorte la
voiture accélère comme un coupé sport. À tout le moin, elle réalise sur le
papier l'exercice du 0 à 100 comme une 330 xd, plus légère mais moins
puissante. Sur l'autoroute, j'aurai l'occasion de confronter la théorie à la
pratique et effectivement, un confrère en série 3 ne parvient pas à me lâcher à
l'accélération ou à la reprise.
Je n'ai ici aucun mal à trouver ma position de conduite. Je me sens tout de
suite bien au volant et cela me rappelle qu'il en avait été de même lors de la
présentation du premier X3, il y a de ça pas loin de trois ans. Dans les
lacets, la voiture passe les courbes totalement à l'aise, ce qui surprend
toujours sur un SUV. Et avec ce qu'il y a sous le pied, on double sans état
d'âme entre deux virages. C'est toujours propre et rapide.
Sur l'autoroute, je remarque que l'insonorisation est nettement meilleure que
celle de la série 3. Pour le coup, on en oublie le diesel et presque les pneus,
pourtant des Dunlop faits pour la neige. Concernant la finition, pas vraiment
de changement d'une version à l'autre. Le facelift de la voiture n'a
pas concerné la planche de bord. Du coup, pas d'iDrive mais un système
équivalent reporté sur des boutons en façade. Dommage, la cohérence en prend un
peu un coup.
Pour conclure, j'ai plutôt apprécié cette présentation et les deux auto que
j'ai conduites. J'aurai aimé pouvoir aussi essayer le coupé série 3, mais bon,
on ne pouvait pas tout faire. À émettre une préférence, le X3 me semble
particulièrement réussit, même si les 286 chevaux ne sont pas pour rien dans
cet avis. Avec un 2.0d, les sensations sont toutes autres même si l'efficacité
n'est pas remise en question. Quant au système xDrive, c'est assurément la
nouvelle référence en matière de transmission intégrale pour des véhicules dits
premium. Si le X3 (et le prochains X5) s'éloignent largement des codes du tout
terrain (tandis qu'un VW Touareg dispose en revanche d'un système totalement
compatible avec la pratique du franchissement), ils n'en sont pas moins des
véhicules très sécurisants.
Les voitures
Modèles : BMW 330xd & BMW X3 sd Moteurs, transmissions : 6 cyl.
en ligne 3,0 L.(231 ch), 4 roues motrices, BVM 6 et 6 cyl. en ligne 3,0 L (286
ch.), 4 roues motrices (xDrive)
Catégories : berline ; SUV Prix de base : 42000 € (330xd) ;
51450 € (X3sd)
Sensations : berline : bonnes mais perfectible (3,5/5) ;
SUV : très bonnes (4/5)
Qualité de finition : bonne : 4/5
Confort : bien, sauf maintien latéral sur berline, suspension un peu molle
sur berline.
Notes globales dans les genres : 7,5 et 8/10