Circonstances C'est amusant comme une route choisie dépend souvent des circonstances. Ça fait un peu tarte à la crème de dire ça, mais je ne me sentais pas prédisposé à la blogmania. Je n'ai jamais rien eu contre, certes, mais je me suis toujours dit que trouver du temps pour "ça", risquait bien d'être difficile. Dans le même temps, j'ai un peu réfléchi (trente secondes) à ce à quoi pourrait ressembler un site blog qui causerait de ce à quoi j'emploie habituellement mes journées de journaliste (les nouvelles technologies et l'automobile). C'est ainsi qu'au jour -2 j'ai acheté le domaine jessaye.fr qui, à mon étonnement, n'avait pas encore été préempté par un bachibouzouk parasite de la net économie wharehouseur, comme on dit. Au jour -1, je me suis demandé ce que j'allais bien en faire, mais bon, même mal payé j'arrive à me dire que j'en suis pas à 15 euros (la redevance annuelle pour le domaine) près. C'est alors qu'en triturant l'interface de Gandi, le reugistrare à qui je confie mes deniers pour acheter certains de mes noms de domaine, j'ai découvert l'hébergement de blog. Je sais, j'aurai pu faire comme tout le monde, aller chez Blogger, TypePad ou que sais-je, mais j'aime bien la démarche originelle de Gandi alors j'ai cliqué chez eux (en fait, pour voir j'ai aussi cliqué chez Blogger et même ouvert un compte). Le jour zéro, nous y sommes. J'ai essayé de rédiger mon premier billet et évidemment, ce ne sera que quand j'aurais cliqué sur le bon bouton que je verrais à quoi il ressemble, les fotes que j'y ai laissées, etc.

Le tour du proprio Dans la vraie vie, je l'ai dit, je suis journaliste. Ça fait presque douze ans que ça dure (j'ai bientôt 36 ans). J'ai longtemps fais illusion travaillé dur dans un groupe de presse qui aujourd'hui n'existe plus puis j'ai décidé de prendre ma "liberté" (OK, avec un peu de philo dans le baquegrounde, je sais que ça ne veux pas dire grand chose). Je collabore à plusieurs supports pour lesquels j'écris des tas de trucs sur les voitures, le Mac, l'iPod et aussi plein de choses que je fais parfois semblant de comprendre mais qui sont aïe-tech donc forcément intéressantes. Du moins le sont elles obligatoirement pour les attaché(e)s de presse et autres agences de relations publiques qui doivent se torturer les neurones pour rendre sexy une imprimante multifonction auprès de la populace blasée que nous sommes, nous journalistes. Je vous rassure : ça ne marche pas, mais comme on est poli (enfin, certains, pas tous) on fait comme si. Et quand le téléphone sonne… "Votre imprimante ? Rappelez-moi sa marque. C'était quand le communiqué ? Ah… Oui, bien sûr, je l'ai justement jeté à la poubelle hier sur le bureau et je vais confier ça à "la personne" qui s'occupe des news. Un test ? Si je suis intéressé ? Euh… J'ai pas mon planning éditorial sous les yeux, l'informatique est plantée, un virus a bouffé mon chemin de fer(1). Mais sinon, oui bien sûr. Au fait, c'est quand votre prochain coquetèle ?". Et là on pense forcément : si le gars (ou la nana) est nouveau, il va me croire et me lâcher.
Ce que j'ignore, c'est si ces gens plein de courage et d'abnégation que sont les RP sont totalement ou seulement partiellement dupes. Mais eux ont besoin de nous et vice et versa, alors finalement, on finit toujours pas écrire une ligne sur le truc le plus chiant, histoire de calmer le jeu car on sait très bien que ça ne sera pas lu (ça vous intéresse de savoir que Trucology sort un clavier rose bonbon avec des touches qui clignotent ?).

Dans l'automobile, c'est un peu différent. Les RP sont plus sûrs d'eux car ils ont pour eux certains avantages que n'ont pas toujours ceux des nouvelles techno. 1) Une voiture, ça fait toujours plus fantasmer qu'un pécé, fut-il un Mac. 2) Quand on essaye une voiture, on reste pas au bureau(2), dans une salle pleine de cartons (vous avez remarqué comme certains cartons puent le vomi ?), à attendre avec un chrono à la main que la recherche du mot "ennui" dans un texte de 3759 pages soit achevée pour évaluer la rapidité de la machine. 3) Non seulement on ne reste pas au bureau, mais en plus on va souvent dans des endroits sympas que la décence m'interdit de dévoiler (OK, unindice : c'est rarement à l'Hôtel Terminus de la sous-préfecture du coin). 4) La bouffe y est rarement mauvaise.

Bref, dans ce blog, j'essayerai de pas trop faire chiant et en plus des produits, j'évoquerai toujours les conditions du test, la température de service du champagne, les aménités à disposition à l'hôtel, etc… Histoire de permettre à chacun d'évaluer à quel point l'environnement de travail à pu corrompre mon jugement.

En attendant, je vais me faire un petit Nespresso avec la machine (une Jura, elle est terrible) que l'on m'a offerte…

(1) Chemin de fer : c'est la représentation sur papier du déroulé du journal. Toutes les pages y sont présentées avec les sujets traitées sur chacune d'elles.
(2) L'honnêteté veut que je précise que je travaille surtout depuis chez moi ; et que j'évite d'y stocker trop de cartons.